J'ai déjà parlé de la méfiance des Français à l'égard de Lance Armstrong. Je croyais alors, petit gars naïf que je suis, que les hôtes du Tour de France (aisément reconnaissables à leurs tentatives de prendre des photos de face des coureurs pendant la course) étaient simplement un peu sous le choc — c'est vrai, quoi, comment auriez-vous voulu qu'ils accordent le moindre crédit à un Américain après seulement six victoires? — et qu'ils s'en remettraient, ouverts d'esprit qu'ils sont.
Éh ben non. Il semblerait que les cousins trouvent encore beaucoup de plaisir à casser du sucre sur le dos du plus grand cycliste de l'histoire du Tour, quitte à se fier au premier profiteur venu. Amateurs de petite presse à scandale, vous allez vous amuser.
Première sortie de vélo de 2005 ce soir. Pour mémoire : 10°C, vent d'est de 22 à 35 km/h, soit les conditions normales pour Reykjavik.
Suis revenu après trois interminables quarts d'heure, les poumons en feu, le nez gelé, la chair de poule sur les bras, et une résolution : me payer des manchons dès demain.
Décidément, rares sont les journalistes français qui se contentent d'applaudir la performance historique de Lance Armstrong : même si l'on a la délicatesse de le féliciter, le pot ne suit jamais les fleurs de très loin, et ce, malgré un Tour remarquablement dénué de scandales pharmacologiques. Chauvinisme ou doutes légitimes?
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