Il y a maintenant près de deux mois que mon homme et moi avons emménagé dans notre nouvelle (et première) maison. Depuis notre arrivée, je fais chaque jour une longue promenade avec ma fille, qui en profite pour faire son seul vrai dodo de la journée. Soucieuse d’éviter la monotonie, je prends soin de varier l’itinéraire et je vais au hasard des rues. C’est ainsi que je découvre Charlesbourg, que je me familiarise avec notre nouveau quartier.
Avez-vous déjà entendu parler du phénomène des avortements sélectifs, en Inde?
Au moment de mon entrée au cégep, je nourrissais l’ambition de devenir comédienne. Fascinée par la scène, encouragée par de belles expériences et de beaux succès accumulés sur les planches de mon école secondaire, je me croyais promise à un brillant avenir dans le monde du théâtre.
Lundi soir, revenant d’un agréable souper entre copines à Limoilou, j’ai pris l’autobus 801, devant l’hôpital Saint-François d’Assise, et me suis installée sur le premier siège libre qui s’est offert à ma vue. C’est ainsi que je me suis retrouvée au beau milieu d’un groupe de femmes dans la soixantaine. Pimpantes et animées, elles avaient passé la soirée à jouer au Bingo, et discutaient bon train.
J’ai habituellement de la facilité à faire abstraction des conversations environnantes et à me plonger dans mes pensées, mais cette fois, j’y ai vite renoncé. J’étais à peine assise, l’autobus s’était tout juste ébranlé, que j’avais l’oreille tendue.
Il m’arrive régulièrement de jeter un œil sur les forums de Radio-Canada dont les sujets varient presque chaque jour et suivent de près l’actualité. Je suis en effet curieuse de connaître la pensée de mon contemporain et considère les forums comme un excellent moyen d’y parvenir.
Il est difficile de croire que de nos jours, au Québec, une ségrégation raciale comparable à celle qu’ont pu vivre les noirs dans le sud des États-Unis avant la Guerre de Sécession et parfois même après, puisse avoir lieu. C’est pourtant - horriblement et tristement - le cas.
J’ai appris avec stupeur en lisant La Presse, hier, que les jeunes Américaines, pour conserver une belle silhouette athlétique, sont nombreuses à consommer des stéroïdes anabolisants, et ce, parfois dès l’âge de neuf ans. Plusieurs d’entre elles le font pour performer davantage dans les cours d’éducation physique et sur les terrains de sport, mais la majorité y ont recours afin de perdre du poids, afin de transformer leur masse adipeuse en muscles.
Hier, la police de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, a arrêté trois jeunes âgés de 15 à 17 ans qui se préparaient à attaquer leur école secondaire avec des armes à feu et des bombes artisanales. Ils souhaitaient ainsi commémorer, le 20 avril prochain, le sixième anniversaire de la tuerie de Columbine, au Colorado.
Plusieurs personnes questionnent, ces jours-ci, la pertinence d’une journée consacrée à la femme, se demandant si cet événement est encore utile, alors que nous avons connu tant d’avancées féministes, ici. D’autres se disent que la Journée de la femme a un effet surtout pervers : marginaliser les femmes, faire d’elles un groupe à part réclamant un regard tout particulier, ce qui constitue un non-sens puisque nous sommes réputées vouloir l’égalité. Certains se disent en outre que puisqu’il y a une Journée de la femme, il devrait aussi y avoir une Journée de l’homme, de façon à bien souligner ou, du moins, à encourager cette belle égalité.
Ce disant, ces personnes oublient plusieurs choses très importantes.
Je travaille, ces jours-ci, dans un local très haut placé qui me permet d’observer une bonne partie de la ville de Québec.
Lorsque j’observe ces filles bien habillées, coiffées, maquillées, chaussées, toutes les textures et les couleurs de leur apparence s’harmonisant sans le moindre hic, je me sens gravement incompétente. Et troublée.
Un projet Takefu qui grouille et qui grenouille.