Avec le temps, je me rends compte que le plaisir que j’ai à chanter en chœur est directement proportionnel à l’estime que m’inspire le chef.
Je reviens à l'instant d'une répétition du Choeur de l'orchestre symphonique de Québec. Nous avons chanté, encore et encore, toute la soirée durant, le finale de la Neuvième symphonie de Beethoven, un morceau très exigeant vocalement, surtout pour les soprani. Il est heureux, à présent, que le clavier d'ordinateur parle pour moi; ma voix est morte, épuisée, et ne renaîtra pas avant demain.
Plusieurs jours plus tard, à peine remise de mes émotions, grippée jusqu’aux yeux (sans doute le stress qui retombe) et un peu fiévreuse, je peux dire que mon premier récital de chant a été une réussite.
C’est demain le grand jour. La générale a eu lieu hier. Une répétition est prévue cet après-midi, une autre (la dernière, l’ultime), demain midi. Je devrais ensuite être prête à monter sur scène.
J’ai, ces jours-ci, la mission d’apprendre par cœur trois partitions : deux en italien et une en vieil allemand. Ça y est presque pour les airs italiens (de Vaccai et de Ciampi), mais il me faut encore travailler très fort l’air des Dames de la nuit (le début de la Flûte enchantée de Mozart) que je chanterai en trio lors d’un récital à la fin du mois.
Un projet Takefu qui grouille et qui grenouille.