Je sais pas pour vous, mais pour ma part, je suis très fière que le nouveau chef du Parti québécois, André Boisclair, ait eu le courage et l’intégrité de s’opposer ouvertement à la loi canadienne sur la clarté référendaire, qu’il ait d’ores et déjà annoncé qu’il refuserait de s’y soumettre et, par conséquent, d’y soumettre les Québécois, lors du prochain référendum sur la souveraineté.
Je ne suis pas particulièrement boisclairienne, mais là, vraiment, je lui lève mon chapeau.
Évidemment, les libéraux, Paul Martin en tête, se sont empressés de qualifier ses paroles d’inacceptables et d’opportunistes… Ils ont été jusqu’à souligner le mépris d’André Boisclair pour la Loi, avec un grand « L » et dans son acception la plus large.
Chers (hum…) représentants du Parti libéral du Canada, j’ose croire que, tout comme monsieur Boisclair, vous ne pouvez ignorer que cette loi sur la clarté référendaire est une véritable honte, qu'elle déshonore le Canada tout entier, celui-ci s’étant par là octroyé, aux yeux du monde entier, le droit de bafouer « légalement » la démocratie en refusant de reconnaître le droit d’un peuple à s’autodéterminer, si d'aventure le résultat du vote populaire ne faisait pas son affaire. Que cette loi vous rassure, je peux aisément le concevoir, ce qui explique qu’opportunistes vous-mêmes, vous n’en rougissiez pas. Pour ma part, et je ne suis pas la seule, je considère que cette loi est une des plus importantes insultes faites aux Québécois dans les dernières décennies (et pourtant, ce ne sont pas les insultes qui ont manqué).
Bravo, monsieur Boisclair.
Un projet Takefu qui grouille et qui grenouille.